Our French Library
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Sous la monarchie de Juillet, près de vingt ans après sa rédemption, Jean Valjean a de nouveau disparu. Evadé une seconde fois du bagne,
pourchassé par l'inspecteur Javert, il a délivré Cosette des griffes des Thénardier et vécu sous les fausses identités du jardinier
Fauchelevent et du charitable M Leblanc. Presque un vieillard, il n'a dû qu'à l'intervention de Marius, un étudiant épris d'idéaux
républicains, d'échapper au guet-apens tendu par Thénardier...
Mais lorsque le jeune homme cherche à retrouver Cosette, dont il a croisé le regard au jardin du Luxembourg, celle-ci demeure introuvable...
Interrompu par les journées révolutionnaires de 1848, achevé en exil sous le Second Empire, le chef-d'oeuvre de Victor Hugo a connu dès sa
parution, en 1862, un succès populaire amplifié, au XXe siècle, par le théâtre et le cinéma. Le scandale qu'il provoqua est oublié, mais pas
Valjean.
Cosette et Gavroche, qui continuent d'habiter l'imaginaire universel.
Enfant trouvé fasciné par la carrière des armes, Hyacinthe dit Chabert s'est illustré aux premiers rangs de la Grande Armée. Laissé pour mort à Eylau, puis miraculeusement sauvé, il tentera quelques années plus tard de retrouver sa place dans une France bourgeoise qui veut oublier ses héros, auprès d'une femme qui lui doit tout, qui l'a dépouillé et qui le rejette. Nul destin, peut-être, n'éclaire mieux que le sien l'envers de la " comédie humaine ", dans cette tragédie domestique doublée d'un drame social où le sublime côtoie constamment le sordide. " Nous n'oublierons jamais l'entrée pitoyable de Chabert à l'étude Derville éclairée au gaz le matin, avec le déjeuner, réchauffé sur la cheminée, des clercs, des clercs rieurs, insolents et clabaudeurs, Chabert avec ses rides blanches, son vieux carrick, Chabert méprisé, aliéné de cette patrie et de cette femme qu'il continue à aimer, dénoncé de cette société où, bien qu'enfant trouvé, il s'était, si difficilement, fait un nom... Chabert a sa place dans toutes les mémoires, à côté du cousin Pons et du père Goriot, et sur le même rang. Le Colonel Chabert, admirable histoire de revenant. Paul MORAND.
L'histoire d'«une des plus belles princesses du monde, et qui aurait été sans doute la plus heureuse, si la vertu et la prudence eussent conduit toutes ses actions.»
Vingt et un ans et l'agrégation de philosophie en 1929. La rencontre de Jean-Paul Sartre. Ce sont les années décisives pour Simone de Beauvoir. Celles ou s'accomplit sa vocation d'écrivain, si longtemps rêvée. Dix ans passés à enseigner, à écrire, à voyager sac au dos, à nouer des amitiés, à se passionner pour des idées nouvelles. La force de l'âge est pleinement atteinte quand la guerre éclate, en 1939, mettant fin brutalement à dix années de vie merveilleusement libre.
Le narrateur évoque ses relations avec une femme facile, Eponine, et les épreuves auxquelles tous deux soumettent l'abbé C ., le frère du narrateur, qu'Eponine poursuit de ses avances, en vue de le 'convertir' à l'extase érotique.
Contenant les détails d'une révolte, et d'un affreux massacre, à bord du Brick américain Le Grampus, faisant route vers les mers du sud, en juin 1827 ; Plus, l'histoire de la reprise du navire par les survivants ; leur naufrage et leurs horribles souffrances par suite de la famine ; leur délivrance par la goélette anglaise La Jane Guy : courte exploration de ce navire dans l'océan antarctique ; prise de la goélette et massacre de l'équipage dans un groupe d'îles.
Boulevardier parisien et haut fonctionnaire familier des salons, Mérimée aimait les femmes et était aimé d'elles. Mais jamais il n'aurait osé vivre une passion pour un personnage d'une liberté sauvage comme Carmen, femme fatale et tragique qui conduira son amant au meurtre et au néant. Don José est le pantin de la gitane immortelle, de la cigarière féroce qui le mène à sa perte. Devant son regard sombre et ses accroche-cœurs, ce gaillard à l'épée facile est condamné à ramper. Elle le trompe, le nargue, le trompe encore. Carmen est un démon. Quand il s'en rendra compte, il sera trop tard. Tous les feux brûlants de l'Espagne passent dans ce furieux chef-d'œuvre ordonné comme une corrida avec mise à mort finale. Une merveille de cruauté au style calme et impassible vers lequel l'opéra, le cinéma et le ballet ne cesseront de revenir.
Un champi était un petit enfant abandonné dans les champs par ses parents. En grandissant, disent " les bonnes gens ", les champis deviennent des paresseux et des voleurs. Non, s'ils sont aimés, répond George Sand. Une pauvre femme, la Zabelle, puis Madeleine, une jeune femme mal mariée, recueilleront le bel enfant et l'aimeront tant qu'il le leur rendra au centuple. Il n'est question, dans ce livre, que d'amour, amour maternel et amour filial, amour frivole et passionné. Les romans champêtres de Georges Sand se passent dans les bois et les champs, dans les cours de fermes et les fêtes campagnardes. Ils rayonnent de pureté. Ils sont aussi un acte de foi et d'espérance en un avenir meilleur pour les pauvres et les malheureux. Pour eux, George Sand a combattu toute sa vie.
" C'était une de ces soirées d'été où l'air manque dans Paris. La ville, chaude comme une étuve, paraissait suer dans la nuit étouffante. Les égoûts soufflaient par leurs bouches de granit leurs haleines empestées, et les cuisines souterraines jetaient à la rue, par leurs fenêtres basses, les miasmes infâmes des eaux de vaisselle et des vieilles sauces. Les concierges, en manches de chemise, à cheval sur des chaises de paille, fumaient la pipe sous les portes cochères, et les passantes allaient d'un pas accablé, le front nu, le chapeau à la main. Quand Georges Duroy parvint au boulevard, il s'arrêta encore, indécis sur ce qu'il allait faire. Il avait envie maintenant de gagner les Champs-Elysées et l'avenue du Bois de Boulogne pour trouver un peu d'air frais sous les arbres ; mais un désir aussi le travaillait, celui d'une rencontre amoureuse. "
- Comment s'appellent-ils, ces trois-là ?
- Steinbock, Ibbieta et Mirbal, dit le gardien.
Le commandant mit ses lorgnons et regarda sa liste :
- Steinbock... Steinbock... Voilà. Vous êtes condamné à mort.
Vous serez fusillé demain matin.
Il regarda encore :
- Les deux autres aussi, dit-il.
- C'est pas possible, dit Juan. Pas moi.
Le commandant le regarda d'un air étonné...
La vieille Aléfa danse sur les berges du fleuve. Elle y retrouve Simon, le jeune comédien qui vit dans son immeuble, avec sa femme Livie. Ils ont emmené avec eux Natia et Deric, le frère de Simon, qui est dans les affaires, bien loin de ce monde-ci... Point de rencontre, point de rupture, entre deux univers qui se mêlent et restent étrangers, La cité fertile sonne comme un hymne à la vie, à la liberté, au pari fou de choisir une vie marginale, une vie d'artiste, de funambule.
The Comtesse de Montcornet told him of a young lady in the department of the Orne, a Mademoiselle Beatrix-Maximilienne-Rose de Casteran, the youngest daughter of the Marquis de Casteran, who wished to marry his two daughters without dowries in order to reserve his whole fortune for the Comte de Casteran, his son.
"Donc j'étais tout à l'heure au Jardin public. La racine du marronnier s'enfonçait dans la terre, juste au-dessous de mon banc. Je ne me rappelais plus que c'était une racine. Les mots s'étaient évanouis et, avec eux, la signification des choses, leurs modes d'emploi, les faibles repères que les hommes ont tracés à leur surface. J'étais assis, un peu voûté, la tête basse, seul en face de cette masse noire et noueuse entièrement brute et qui me faisait peur. Et puis j'ai eu cette illumination. Ça m'a coupé le souffle. Jamais, avant ces derniers jours, je n'avais pressenti ce que voulait dire "exister"".
- Que ferez-vous, Monsieur Abetz, quand l'armée Leclerc sera ici? A Sigmaringen? Ici même? ... au Château? Ma question les trouble pas... ni Hoffman ni lui, ils y avaient pensé... - Mais nous avons en Forêt Noire des hommes absolument dévoués, monsieur Céline!... notre maquis brun!... - Tout de même! tout de même, monsieur Abetz!... la petite différence!... vous faites semblant de ne pas savoir!... vous là, Abetz, même archivaincu, soumis, occupé de cent côtés, par cent vainqueurs, vous serez quand même, Dieu, Diable, les Apôtres, le consciencieux loyal Allemand, honneur et patrie! le tout à fait légal vaincu! tandis que moi énergumène, je serai toujours le damné sale relaps, à pendre!...
les chemins de la liberté
«Ivich regardait à ses pieds d'un air fermé.- Il doit m'arriver quelque chose.- Je sais, dit Mathieu, votre ligne de vie est brisée. Mais vous m'avez dit que vous n'y croyiez pas vraiment.- Non, je n'y crois pas vraiment... Et puis il y a aussi que je ne peux pas imaginer mon avenir. Il est barré.Elle se tut et Mathieu la regarda en silence. Sans avenir... Tout à coup il eut un mauvais goût dans la bouche et il sut qu'il tenait à Ivich de toutes ses forces. C'était vrai qu'elle n'avait pas d'avenir : Ivich à trente ans, Ivich à quarante ans, ça n'avait pas de sens. Il pensa : Elle n'est pas viable.»Le grand cycle des Chemins de la liberté comprend : L'âge de raison, Le sursis, La mort dans l'âme.
Les chemins de la liberté
"Ils sont vivants mais la mort les a touchés : quelque chose est fini ; la défaite a fait tomber du mur l'étagère aux valeurs. Pendant que Daniel, à Paris, célèbre le triomphe de la mauvaise conscience, Mathieu, dans un village de Lorraine, fait l'inventaire des dégâts : Paix, Progrès, Raison, Droit, Démocratie, Patrie, tout est en miettes, on ne pourra jamais recoller les morceaux. Mais quelque chose commence aussi : sans route, sans références ni lettres d'introduction, sans même avoir compris ce qui leur est arrivé, ils se mettent en marche, simplement parce qu'ils survivent." Jean-Paul Sartre.
Comment devenir le contemporain de Fenimore Cooper et du général Lee ? Comment respirer le parfum de Scarlett dans l'incendie d'Atlanta ou suivre, le coeur battant, les exploits de Mur de Pierres Jackson et ceux des héros de Jack London ? Comment revivre au présent l'immense légende américaine, depuis le jour où trois caravelles quittèrent l'ancienne Europe jusqu'à cet instant, béni entre tous, où un jeune Français découvre, à la fin de la dernière guerre, que les héros de ses songes libèrent son propre pays ? Telles sont, à grands traits, les questions qui, comme les thèmes d'un opéra, hantent les Matins du Nouveau Monde. On découvrira là, à travers les rêves intenses d'un adolescent d'Avignon, l'entrelacs de deux histoires : la sienne, celle de sa famille, à l'heure où l'armée allemande envahit la France et la piétine ; et l'autre, celle du Nouveau Monde, dont les mythes et les symboles furent sa première respiration. On passe ainsi de la défaite de Gettysburg à celle de 1940, de la chute de Richmond à l'éternelle débâcle du Sud face aux barbares qui, depuis des millénaires, déferlent du Nord. Gloire du Sud vaincu, humilié mais rayonnant d'un impérissable éclat...
"L'assassin qui sera pendu, la meurtrière par intention et la romancière amoureuse hantée par ses personnage sont unis comme des forçats par une chaîne 'couverte de terre et de sang,' la chaîne de la destinée dont seul l'amour peut rompre les anneaux."--Cover.
Après le suicide de sa fille aînée, Etsuko, une Japonaise installée en Angleterre, se replonge dans les souvenirs de sa vie. Peut-être l'explication du drame demeure t-elle enfouie dans ce Japon des années cinquante qui se relevait des plaies de la guerre et du traumatisme de la bombe... Roman fort dont on ne sort pas indemne, Lumière pâle sur les collines possède un rare pouvoir d'envoûtement.
Une nuit d'hiver, le Démon rappelle à la vie quelques morts d'un cimetière de campagne. Chacun retrouve son existence, et tâche de renouer avec son passé. Mais le Démon, le Faussaire les a trompés. Chacun reste marqué. En eux, dans un innommable compromis, la Vie et la Mort coxistent.
Les trois textes fondateurs du romantisme évoquant chacun un des paysages magiques de la sensibilité moderne : Grenade et une Espagne que l'Europe avait oubliée depuis Don Juan, les forêts d'Amérique et la révélation du monde primitif, la solitude absolue de celui auquel son mal de vivre n'assigne ni repos, ni amour, ni patrie. Prophètes de toutes les " générations perdues ", René, Chactas, le dernier des Abencerages annoncent l'inquiétude existentielle de notre temps.
Suite de tragédies, peinture du mauvais prince, leçons de politique, images pittoresques de l'Empire au 1er siècle, philosophie de l'histoire, les "Annales" décrivent le lent processus qui, à partir du régime établi par Auguste, aboutit au discrédit des empereurs, de Tibère à Néron.