Our French Library
Explore and borrow books, magazines and more from our library. Borrowing is free for students and members.
Explore and borrow books, magazines and more from our library. Borrowing is free for students and members.
On dit que depuis huit cents ans un effrayant molosse hante les environs de Denton-On-The-Forest, la bourgade où vivent Nick Crayke et sa jeune femme Natasha, romancière. Par une nuit de Halloween, Natasha croit apercevoir la créature à deux pas de sa maison. Dès lors, les visions s'enchaînent, toutes plus terribles les unes que les autres. Enfermée dans son cauchemar, elle ne peut plus supporter le moindre contact avec son mari, qu'elle soupçonne d'infidélité. Comme possédée par une voix intérieure, elle commence à écrire la biographie d'une dénommée Sarah Stalwell, qui vécut au XVIIIe siècle dans leur maison. Frustré et délaissé, Nick entreprend des recherches historiques autour de cet obscur personnage pour lever le voile sombre qui s'est abattu sur leur vie. Est-ce suffisant pour sauver leur couple qui part à la dérive ? Mais, plus encore, auront-ils la force de conjurer celui qui semble être le Malin lui-même ?
roman
" Ce que je sais, moi, chef cuisinier de la prison de Strangeways, c'est qu'à l'échelle de ma petite ville de damnés le pouvoir que j'ai sur leurs boyaux me donne tout pouvoir sur l'air ambiant, l'état des tissus et des chairs, la disposition des esprits et des caractères, et enfin sur le fonctionnement de la plomberie, de toute la plomberie, que ce soit celle des ventres ou celle des bâtiments. Je suis le seul à savoir cela, je peux cristalliser la bassesse des âmes jusqu'à leur quintessence, je peux au contraire les rendre douces comme une peau qu'on attendrit d'un onguent parfumé, ointes du Seigneur comme il est écrit des rois dans les drames historiques, je peux provoquer des émeutes en changeant brusquement le goût des nourritures, je peux engorger les tuyauteries jusqu'à transformer la prison en une souille à plusieurs étages, personne ne mesure combien je suis tout-puissant en ma ville. " L.L.
roman
1856. La Compagnie anglaise des Indes orientales, qui règne sans partage sur la majeure partie du pays, décide d'annexer Awadh, l'Etat indépendant le plus riche du nord des Indes, et d'exiler son souverain. La population se soulève : Hazrat Mahal, quatrième épouse du roi, prend la tête de l'insurrection, épaulée par le rajah Jai Lal, et avec l'aide des cipayes, ces soldats indiens de l'armée britannique ralliés à sa cause. Lucknow, la capitale du royaume d'Awadh, appelée la ville d'or et d'argent " pour sa splendeur et pour l'harmonie dans laquelle vivent ses communautés hindoue et musulmane, est le foyer de cette première guerre nationale. Peu à peu, l'embrasement se généralise. Deux années durant, la bégum Hazrat Mahal sera l'âme d'une révolte qui aboutira près d'un siècle plus tard, en 1948, à l'indépendance de l'Inde, sous la conduite de Gandhi. Vaste fresque historique sur fond de passion amoureuse entre Hazrat Mahal et Jai Lai, l'intrépide et insolent chef militaire, "Dans la ville d'or et d'argent" relate le destin d'une femme héroïque et méconnue, qui pourtant, la première, traça la voie de la libération des Indes. A l'aune de ces événements lointains, Kenizé Mourad s'interroge sur le droit que se donnent certains d'imposer leur vision du bonheur aux autres.
roman
Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d'instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d'un hameau perdu, Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l'amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C'est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l'existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l'effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l'on nomme la civilisation. Itinéraire d'une âme neuve qui s'éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l'Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l'immense roman de l'épreuve du monde.
Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, Jean d'Ormesson se retourne sur son passé et sur une vie déjà longue. Comme chacun d'entre nous, il a été emporté par un temps qui invente tout avant de tout détruire. Il a vécu dans un des siècles les plus sanglants de l'histoire. Il a assisté au triomphe d'une science porteuse désormais d'autant de craintes que d'espérances. Il a essayé d'être heureux dans un monde où le mal se mêle inextricablement à la recherche du bonheur. Sur cette terre périssable, il a aimé les livres, les femmes et les bains de mer. Les livres ont été la grande affaire de son existence passagère dont il parle avec distance et gratitude. Gratitude envers qui ? Émerveillé par le jeu sans trêve du hasard et de la nécessité, enchanté par un monde qu'il a parcouru d'un bout à l'autre (avec une préférence pour la Méditerranée), il croit à un ordre des choses dont il ignore le sens. Avec une allégresse ironique et un peu mélancolique, il communique au lecteur trois sentiments qu'il éprouve avec force : la stupeur devant l'univers, l'effroi devant l'histoire, la ferveur devant la vie.
Mode d'emploi